L' Autobiographie Personnelle et/ou collective

 L' Autobiographie : un moyen d'accoucher de soi-même

« Celui qui n’est pas en train de naître est en train de mourir. »
Bob Dylan

  Récits de vie 

 Je propose un service complet pour l’écriture et la publication des récits de vie. Je travaille à partir d’entretiens oraux, d’une heure et demie, et je compte trois heures d’écriture pour une heure trente d’entretien. Le texte rédigé peut ensuite être transformé en livre avec ajout de documents et photos, et je peux aider à sa promotion.

 L’aspect thérapeutique de l’écriture

L’écriture a une autre raison d’être, qui provient elle aussi de notre mode de vie contemporain : on écrit parce qu’on n’a pas pu dire certaines choses, et se faire comprendre de certaines personnes. On a envie de revenir sur le sujet qui nous tourmente, qu’on a laissé échapper sans le traiter comme on le voulait. Cela peut être un événement, une relation, une amitié, un amour, une époque, qu’on souhaite retrouver en écrivant sur le sujet. Car il faut du temps, et du recul, pour bien exprimer sa pensée, pour faire le point comme on dit. Nos sociétés sont celles de la vitesse, et de la solitude ; les liens sociaux sont souvent distendus, les familles éclatées. Il n’est donc pas étonnant qu’apparaisse le besoin d’écrire, pour clarifier les choses et faire passer un message que l’on n’aura pas pu ou su faire passer à l’oral.

 Savoir recueillir la vie 

On touche ici la question du bien-fondé de l’autobiographie. Demande de plus en plus fréquente du client : « Je veux raconter mon histoire, j’ai des choses à dire, il m’est arrivé des trucs incroyables ». Écrit-on jamais autre chose que son autobiographie ? 
La Recherche est-elle un roman ? À cette question, on peut répondre ceci (qui n’est pas exclusif) : il faut souvent avoir écrit tout ou partie de son autobiographie pour passer à autre chose. Publiée ou pas, la tranche de vie apparaît comme une libération nécessaire, préalable à une éventuelle œuvre de fiction dans laquelle l’imagination prendra davantage de place que le souvenir. 

La majorité des auteurs anonymes qui font appel à une aide extérieure ne publiant en majorité qu’un livre, considéré par eux comme une sorte de testament, au moins d’aboutissement, ce dernier a généralement les caractéristiques de l’autobiographie. Elle apparaît alors comme une sublimation du journal intime ou de l’étude généalogique : c’est parce qu’on n’a pas eu le courage de tenir le premier, ou parce qu’on lui trouve un côté indigeste, qu’on se lance dans une construction plus synthétique et rigoureuse ; c’est parce qu’on ne se contente pas de dates et de lieux de naissance, ou parce qu’on ne les trouve pas, qu’on entreprend de narrer l’histoire de sa famille, donc la sienne. On a envie de se situer dans un ensemble et de voir comment ont évolué les pièces de cet ensemble, séparément et en groupe. On veut mettre un environnement autour des faits, des existences derrière des noms. On veut apprendre, on veut comprendre.

L’autobiographe veut aussi faire comprendre. Il ne se contente pas d’écrire pour lui, il se soucie déjà des autres. Parfois sans s’en rendre compte, il passe d’une réflexion personnelle à une sorte de démonstration pour autrui. Il se doit alors d’être clair, et convaincant. Et c’est pour cela qu’il fait appel au professionnel. Pour être compris, c’est-à-dire reconnu, c’est-à-dire aimé. Dans la foulée, il va vraisemblablement se fixer un objectif supplémentaire : rendre plaisant. Il va chercher à écrire, à faire écrire, pas seulement pour faire le point sur son existence, pas seulement pour la dévoiler, mais aussi pour la rendre intéressante, au moins le temps d’un livre. On sort là d’une fonction purement thérapeutique de l’écriture pour passer à quelque chose qu’il faut bien appeler une création (même si certains affirment créer en se moquant du regard des autres – Est-ce vraiment possible ?). L’autobiographe s’est piqué au jeu, il est devenu auteur. Il n’est pas artiste pour autant, mais il ne le prétend pas.

Là encore, je fixe avec l'autobiographe, le cadre donc les limites. Oui, je peux vous aider à raconter votre vie, mais je ne suis pas romancier. Le tact et l’honnêteté sont dans ce cas plus nécessaires que jamais. 

L'autobiographie s'adresse aus individuels comme au groupe sociaux (asbl, entreprises...)  qui veulent raconter leur propre histoire

« Il n’est rien au sujet de quoi un homme libre pense moins
qu’à la mort ; sa sagesse consiste à méditer,
non sur la mort mais sur la vie. »
Spinoza


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